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Interview Simon Biyong – le champion du monde se livre à coeur ouvert!

Par  :  Hervé MFOGNAM

Champion du monde EFC catégorie lourds légers le 28 septembre dernier en Afrique du Sud, Simon Thierry Biyong est désormais l’un des noms qui comptent le plus dans le MMA game.

Le premier camerounais champion du monde EFC a accepté de jouer aux jeux de questions réponses avec notre plateforme.

– M. Le champion du monde décrivez vous brièvement à nos lecteurs.
Simon Thierry Biyong c’est un artiste de formation, passionné de sports et athlète professionnel de MMA. Mon amour pour l’art m’a conduit à l’Institut de Formation Artistique de Mbalmayo ( dans la région du centre au Cameroun). Après mon cursus au Cameroun je voulais continuer mon apprentissage dans une Université artistique afin d’avoir une licence en art plastique. Pour ce faire, j’opte pour l’Italie où j’intègre une académie de beaux-arts en design graphique où j’ai passé 03 années. C’est également sur le sol Italien que je commence à pratiquer le MMA.


Parles nous de tes débuts dans cette aventure ?
Pendant mes années académiques en Italie, j’avais presque pas d’amis, de connaissances, j’avais besoin de m’occuper à mes heures libre et quoi de mieux que le sport. J’ai donc recommencé à jouer au basket au point d’intégrer une équipe locale mais l’expérience n’a pas été bonne. J’ai opté pour le basket parce qu’au Cameroun c’était mon sport car le football n’avait pas donné à cause de ma grande taille. Après cette mésaventure, Je décide d’arrêter complètement le basket au profit du MMA que je suivais déjà au pays à travers la télévision. C’était également un bon moyen de déstresser, d’extérioriser les frustrations en frappant sur un sac. J’intègre donc l’unique salle de sport qui forme en MMA dans le ville où j’habite et que j’ai trouvé sur Internet.


Comment était tes premiers contacts avec ce sport ?
Dès mon arrivée, le coach m’a directement mis à l’épreuve et il a été directement séduit par ma technique et surtout mon physique travaillé durant mes années de basket-ball. Contrairement aux autres débutants j’avais donc un avantage d’autant plus que j’apprenais très vite. Au fil du temps j’ai eu des propositions de combats amateurs ; cinq au total et j’ai remporté tous ces combats. Il y’a également un combat semi-pro que j’ai remporté par K.O contre un champion du monde d’une fourbe de lutte brésilienne qui avait plus d’expérience que moi. Après ces combats, mon coach s’est dit que pour gagner en temps il faut que je passe pro dans la mesure où l’âge est important dans ce sport car plus tu commences vite plus tu peux aller loin. Mon coach m’a donc rapidement trouver des combats pro et le premier c’était pour une ceinture contre un adversaire Égyptien qui pesait mon poids + 15 et je l’ai aussi mis K.O et remporté ma première ceinture en catchweight (où les combattants ont des poids différents mais décident de combattre). Mes exploits ont commencé à intéresser les gens qui étaient étonnés de voir un nouveau exploser tout sur son passage. Tous mes premiers combats se sont disputés en Italie en passant.


Une fois tes débuts réussis en MMA, à quel niveau se situe l’école qui t’a emmené en Italie ? 
J’ai essayé de faire les deux ; pratique sportive et études. J’étais déjà en troisième année et ça me demandait plus de temps d’études et de l’autre côté (sports de combat) Je me comportais très bien ce qui m’ouvrais des portes. C’est aussi ma signature avec l’agence Calibian Sports Management qui m’a un peu obligé à me concentrer uniquement sur ma carrière.


Comment se fait la rencontre avec CALIBIAN SPORTS MANAGEMENT ?
La rencontre s’est faite à travers mon coach qui est le responsable de la pratique du MMA de la région du Nord de l’Italie. Il a été approché par CALIBIAN SPORTS MANAGEMENT qui a manifesté un intérêt à mon égard. L’agence a donc fait part de cela à mon coach et voilà. Pour réaliser mes objectifs j’avais besoin des professionnels comme CALIBIAN auprès de moi. Surtout que dès que je suis passé professionnel je m’étais fixé comme objectif d’être champion du monde d’ici 2020 peu importe l’organisation.


Tu réalises finalement ton rêve dans ton continent d’origine avant 2020. Qu’est ce qui a favorisé ça ?
Un concours de circonstances et une bonne préparation. Au départ mon adversaire pour cette ceinture (QUINTON Rossouw) ne devait pas combattre contre moi mais avec un autre combattant Sud-africain qui est dans le top 5 des 93 kilogrammes. Ce dernier s’est blessé et l’organisation Sud-africaine qui s’intéressait déjà à ce que je fais grâce au travail de CALIBIAN a jugé bon de me prendre en remplacement du blessé. Je ne savais pas que c’était pour la ceinture dans la mesure où CALIBIAN m’avait expliqué que pour atteindre la ceinture je devais d’abord gagner mes 02 prochains combats et avoir cette possibilité. Du coup lorsqu’on m’informe que je combat directement pour la ceinture au premier combat dans l’organisation j’étais super content, surexcité. Dès cet instant j’ai considéré mon adversaire comme un obstacle à la réalisation de mon rêve et il fallait le faire sauter. Quand je suis entré dans la cage j’avais une seule idée en tête avoir la ceinture et c’est ce qui a été fait et j’ai été sacré champion du monde EFC des poids lords légers.


As-tu eu la sensation d’avoir livrer ton meilleur combat pour ce titre ?
Je m’étais vraiment préparé pour ce combat et j’ai été un peu déçu dans la mesure où je me disais que l’adversaire était plus fort. Mais bon ça fait parti du processus, peut-être il était vraiment à la hauteur mais c’est moi qui étais plus préparé que lui. Je ne peux pas me permettre de nier le potentiel d’un combattant de cette ligue.


Après ce sacre est-ce que tu as reçu les félicitations des autorités camerounaises ?
J’ai eu beaucoup de messages de mes fans, des amis, de la famille et des journalistes aussi. Pour ce qui est des autorités j’ai été reçu par le consul du Cameroun en Italie.


Tu as réalisé ton rêve : être champion du monde avant 2020. Qu’elles sont des nouveaux objectifs immédiats et lointains ?
L’objectif immédiat c’est de rentrer dans la cage car je vis grâce à cela. En tant qu’athlète à plein temps je me nourris des combats. En effet en début d’année 2020 (entre Mars et Avril) j’irai défendre la ceinture en Afrique du Sud et avant ça j’espère avoir un combat entre maintenant et la défense du titre. La routine c’est l’entraînement en attendant ces échéances. Sur la durée j’aimerai intégrer la ligue américaine de MMA et me bâtir une belle carrière de ce côté : c’est mon objectif total car je suis de très près ce qui se passe là-bas.


Étant au parfum de l’actualité au sein de la Ligue américaine de MMA tu connais certainement ton compatriote F. NGANNOU. Avez déjà échangé ?
Pour le moment on a pas encore discuté, mais j’ai essayé de l’avoir plusieurs fois sans suite. Je pense qu’il est très occupé ; vous savez lorsqu’ on atteint un certain niveau c’est un peu compliqué d’avoir beaucoup de temps libre. On se rencontrera certainement avec le temps et là je pourrai bénéficier de son expérience.


Quels conseils peux-tu donner aux jeunes fans de ce sport qui aimeraient suivre tes traces ?
En MMA on a deux catégories : ceux qui débutent et d’autres qui pratiquent déjà. À ceux qui commencent je leur dirai que le plus difficile se sont les débuts et très tôt la routine s’installe. De plus, il est important de se fixer des objectifs, de viser toujours loin et de ne pas baisser les bras face aux difficultés car ça fait parti du processus d’apprentissage.
Pour les pratiquants je dirai que si le MMA est une passion que tu veux transformer en métier, il faut être déterminer, ne pas abandonner et optimiser les entraînements ça te donne une estime en soi. Ne pas avoir peur de ses objectifs car plus ils sont grands plus tu travailles et les réaliser devient une évidence.

Merci Champion 

Je vous en prie.

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